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le tresor des templiers

 

Le mythe du tresor des templiers

 

Des fouilles sauvages

En 1960, des archéologues entreprennent des fouilles dans la motte féodale du château de Gisors à la recherche d'une chapelle souterraine découverte 15 ans auparavant par Roger Lhomoy, gardien, guide et jardinier du château de Gisors.

L'affaire débute réellement au début de l'année 1941 lorsque le château est entièrement clos et occupé par l'armée allemande, qui a fait de la forteresse un atelier de réparation de chars d'assaut ainsi qu'un lieu de stockage d'essence.

 

Un seul occupant français réside à l'intérieur : il s'agit du gardien Roger Lhomoy, présent depuis 1928. Cet homme, au départ destiné à une carrière religieuse, va (on ne sait trop pour quelle raison) entreprendre des fouilles à partir de la galerie du puits, qui se trouvait au pied du donjon.

 

Descendant dans la galerie verticale, il se met à percer un petit tunnel, qui aussitôt menace de s'écrouler. Roger Lhomoy décide alors de fouiller à quelques mètres de là. Il creuse une petite cavité qu'il va poursuivre durant 2 ans.

 

En mars 1946, comble de stupeur...

 

... Après des fouilles acharnées, Roger Lhomoy découvre une chapelle qu'il décrira fort bien :

" Ce que j'ai vu à ce moment là, je ne l'oublierais jamais car c'était un spectacle fantastique. Je suis dans une chapelle romane en pierre de Louveciennes longue de 30m, large de 9m, haute d'environ 4,50m à la clef de voûte. Le long de murs, posés sur le sol, des sarcophages de pierre de 2m de long et de 60cm de large : il y en a 19. Et dans la nef, ce qu'éclaire ma curiosité est incroyable : 30 coffres en métal précieux, rangés par colonnes de 10. Et le mot coffre est insuffisant : c'est plutôt d'armoires couchées dont il faudrait parler, d'armoires dont chacune mesure 2,50m de longueur, 1,80m de hauteur, 1,60m de largeur ".

 
 

Aucun tresor mais un donjon en peril...

 

Autopsie d'un mythe

Dès 1960, le conservateur Pierre Bourdil, la mairie et les Beaux Arts dépêchent une équipe d'archéologues.

 

En 1961, des fouilles ont à nouveau lieu, de même qu'en 1962, année de la sortie du livre de Gérard de Sède et par la même, du délire templier à Gisors.

 

Suite à la sortie de l'ouvrage, Les Templiers sont parmi nous, le parc du château se trouve envahi de radiesthésistes, de médiums, de touristes en mal de sensation, et bien entendu d'autres fouilleurs clandestins.

 

Après 3 années de fouilles infructueuses, les archéologues jettent l'éponge.

 

La ville de Gisors est divisée en deux clans : ceux qui croient et ceux qui nient. La presse et la télévision s'emparent de l'affaire Gisors.

 

En 1964, l'heure est grave : devant une si forte pression populaire, il faut clarifier les choses.

André Malraux, Ministre de la Culture, envoie le 5ème génie militaire de Rouen entreprendre des fouilles dans la motte.

 

Ces fouilles effectuées sous forme de sapes (galerie horizontale) seront catastrophiques pour l'état du donjon. Pas plus que les archéologues, les militaires ne trouveront l'once d'un coffre ou d'une salle souterraine.

 

L'affaire est démentie, le spectre templier s'éloigne de Gisors.

Néanmoins, beaucoup y croient encore. Des camions militaires seraient partis en pleine nuit. Quelque chose aurait été cachée, dissimulée.

 

Jusqu'en 1984, des fouilleurs clandestins descendront dans les abymes du château, pour très souvent y rester au fond avec, comme seul trésor, un bras ou une jambe dans le plâtre.

 

Aujourd'hui encore, certains recherchent à Gisors le trésor de l'Ordre du Temple. De nombreux touristes européens, qui visitent les lieux, pensent déambuler dans un château templier !

 

La présence templière à Gisors n'est pas à nier. Elle a, au contraire, bien eu lieu : entre 1158 et 1161, 3 chevaliers de l'Ordre du Temple seraient restés dans la forteresse. Ils s'appelaient Richard de Hastings, Toestes de Saint Omer et Robert de Pirou.

 

Le mythe commence après...