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Personnages celebres

 

Guillaume le Roux

Le bâtisseur du château de Gisors

(1056 - 1100)

 

Guillaume II d'Angleterre est né dans le duché de Normandie vers 1056. Il est surnommé le Roux, probablement pour la couleur de ses cheveux et sa propension à la colère. Second fils de Guillaume le Conquérant et de Mathilde de Flandre, c'est lui qui reçoit la couronne d'Angleterre en 1087.

 

Son frère aîné Robert Courteheuse hérite du duché de Normandie, tandis que le frère cadet Henri Beauclerc ne reçoit que des biens d'une valeur de 5 000 livres d'argent. Ce partage inégal va engendrer une très forte hostilité entre les frères.

 

Les désordres se multiplient en Normandie et en Angleterre. Dans un premier temps, Guillaume se lance dans une vaste campagne de consolidation de son pouvoir contre certains de ses vassaux trop indépendants. Puis, les guerres deviennent fréquentes sur les deux territoires encore autonomes l'Ecosse et le Pays de Galles.

 

Les terres frontalières sont consolidées par un grand nombre de fortifications.

 

Quand Robert de Courteheuse décide de partir pour les Croisades en septembre 1096, il laisse le duché de Normandie en gage à Guillaume en échange de son aide financière pour les frais de son expédition et l'équipement de sa troupe.

 

De 1096 à 1100, Guillaume est à la fois Roi d'Angleterre et Duc de Normandie. Il va mettre en place une vaste politique de fortifications sur les frontières du royaume anglo-normand face aux possessions capétiennes.

 

Les conquêtes territoriales dans le Maine et dans le Vexin sont consolidées par un réseau de forteresses. Le château de Gisors est construit autour de 1096/1097.

On pense que seule la motte subsiste de la fortification originelle. Le château, probablement un donjon sur motte avec des remparts et un fossé, devait être constitué de bois.

 

Guillaume le Roux meurt accidentellement lors d'une chasse d'une flèche maladroitement tirée par un de ses « amis », dans le Hampshire le 2 août 1100.

 
 

Henri II Plantagenêt

La fondation de l'Empire Plantagenêt (1133-1189)

 

Né en 1133, Henri II est le fils de Geoffroy d'Anjou, famille Plantagenêt, et de Mathilde, fille du roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc.

 

En 1150, son père lui cède la Normandie et il va en quelques années constituer un immense domaine. Duc de Normandie, il hérite à la mort de son père de l'Anjou, du Maine et de la Touraine.

 

En 1152, il épouse Aliénor d'Aquitaine, femme répudiée du roi de France Louis VII. Elle lui apporte en dot le duché d'Aquitaine et le comté de Poitou.

 

En 1154, Henri II est couronné roi d'Angleterre dans la cathédrale de Westminster. Il est désormais le souverain le plus puissant d'Occident, son territoire s'étend de l'Ecosse aux Pyrénées. Sa femme, Aliénor va lui donner 6 enfants dont 4 garçons : Henri, Richard, Geoffroy et Jean.

 

En 1161, Henri II s'empare de la forteresse de Gisors par une habile ruse : un traité de mariage. Il entame des travaux importants dont la construction de la tour Ferrée et l'édification de la muraille du château, vastes fortifications longues de près d'un kilomètre.

 
 

Richard 1er d'Angleterre

Pour les français, Richard Coeur de Lion

(1157 - 1199)

 

Il est le fils du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine. Il a trois frères : Henri, Geoffroy et Jean dit « sans terre ».

 

Richard passe la majeure partie de son enfance à la cour de sa mère à Poitiers, où il fréquente poètes et guerriers.

 

A 11 ans, il est intronisé duc d'Aquitaine puis en 1183, la mort brutale de son frère Henri le jeune fait de lui l'héritier potentiel de la couronne d'Angleterre.

 

Richard est intronisé duc de Normandie le 25 avril 1189 dans la cathédrale de Rouen puis Roi d'Angleterre le 3 septembre 1189 à Westminster.

 

Richard et le roi de France Philippe-Auguste concluent un accord de non-agression visant à protéger leurs capitales respectives Rouen et Paris pendant leur absence commune. En effet, tous les deux sont contraints à la suite d'une promesse envers le Saint-Siège de mener la troisième croisade pour reprendre Jérusalem tombée aux mains de Saladin.

 

Le départ de la troisième croisade est prêché à Gisors par Guillaume de Tyr en 1188 au lieu dit de l'Ormeteau ferré en présence des 2 rois.

 

Après la prise de Saint-Jean d'Acre le 31 juillet 1191, Philippe-Auguste décide de rentrer en France. Richard restera en Moyen-Orient, où il mènera son armée à de nombreuses victoires. Il signera une trève avec Saladin en septembre 1192 et décidera de rentrer en Normandie.

 

Lors de son de retour de croisade, il est fait prisonnier en décembre 1192 par le duc Léopold d'Autriche. Profitant de la captivité de Richard, le roi de France entame dès 1193 des opérations militaires en Normandie et prend notamment Eu, Aumale et la région du Vexin Normand dont Gisors.

 

Richard Cœur de Lion débarque en mai 1194 à Barfleur et reprend sans trop de difficultés l'ensemble de son territoire.

 
 

Le Général de Blanmont

Un Général d'Empire (1770-1846)

 

Pierre Marie Isidore de Blanmont naît le 23 février 1770 à Gisors, rue du Bourg.

 

Il s'engage dans les armées royales à l'âge de 14 ans. Libéré de son engagement, il part en 1791 avec la cinquième compagnie du bataillon de volontaires de l'Orne qui passait à Gisors.

 

A cette époque, les recrues touchaient quelques sols par jour et devaient pourvoir à leur entretien. Pierre Marie Isidore ne figure pas sur les listes. Le peu d'argent qu'il avait en poche se trouva épuisé à Saint-Pol et il revint à Gisors. Le 3 décembre 1791, il est arrêté en tant que déserteur.

 

De Blanmont refuse son inscription à la levée du 15 août 1792. Mais, il part le 6 septembre pour le troisième bataillon de l'Eure. Il est nommé capitaine.

 

Il reçoit ses deux premières blessures à Arlon le 13 juin 1793. Le 4 novembre, il est nommé aide de camp du général Turreau.

 

En 1799, il est à l'armée du Danube, promu Adjudant Général, Chef de Brigade. Entre 1801 et 1805, il commande en Corse la vingt-troisième division militaire.

 

Officier de la Légion d'honneur en 1806, il est promu commandeur et devient en 1811 Général de Brigade.

 

Blessé en 1812 en Russie, il est fait prisonnier sur la Bérézina. Libéré après l'abdication de Napoléon, il rentre en France en 1814.

 

Louis XVIII le fait Chevalier de Saint-Louis, il est nommé Lieutenant Général en 1815.

Elu député à la chambre des Cent Jours, il est mis à la retraite en 1827.

Rappelé au service en 1830, il se retire en 1832 rue Cappeville à Gisors où il décède le 8 décembre 1846.

 
 

Camille Pissarro

L'Impressionnisme à Gisors (1830 - 1903)

 

Né le 10 juillet 1830 à Saint-Thomas, une île des Antilles danoises, Camille Pissarro est envoyé à 12 ans en France, où ses prédispositions à la peinture sont encouragées.

 

De retour chez lui en 1847, il travaille quelques temps pour son père. Sa rencontre avec le peintre danois Melbye le fait définitivement se tourner vers la peinture.

 

En 1855, il s'embarque pour Paris. Il y rencontre Corot et Monet et se consacre à des travaux d'études. En 1863, il expose pour la première fois au "Salon des refusés" et se lie d'amitié avec Paul Cézanne.

 

Toujours opposé à l'Académisme des Salons, il expose avec d'autres peintres modernistes dans l'atelier du photographe Nadar en 1874.

 

L'une des toiles de Monet "Impression, Soleil levant" choque particulièrement les critiques et Louis Leroy, du Charivari, voulant faire un jeu de mot malveillant sur le titre du tableau, intitule son article du 25 avril 1874 "l'exposition des Impressionnistes". Un nouveau courant pictural est né.

 

D'abord installé à Louveciennes, il déménage à Pontoise de 1872 à 1884, puis à Eragny sur Epte situé à 2 kilomètres de Gisors, jusqu'à sa mort en 1903.

 

On doit à Pissarro de nombreuses peintures autour de Gisors avec des sujets essentiellement naturalistes telles la Femme distribuant du grain à des poules, la Ferme à Bazincourt, mais aussi des thématiques urbaines comme l'église de Gisors, la route de Gisors ou encore le marché à Gisors, rue Cappeville.

 

Camille Pissarro est un des grands peintres du mouvement impressionniste.

 
 

Pablo Picasso

Picasso au Boisgeloup (1881 - 1973)

 

Né à Malaga en 1881, Picasso a intégré le monde de la peinture en 1895 à Barcelone au sein des courants avant-gardistes catalans.

 

Agé de 14 ans seulement, il rentre aux Beaux Arts de Barcelone où son père enseignait le dessin. Le suicide de son ami d'enfance Casagemas qui lui inspire plusieurs portraits inaugure la période Bleue (1900-1904).

 

En 1904, Picasso s'installe à Montmartre dans l'atelier du Bateau Lavoir. Le rose et l'ocre remplacent progressivement le bleu ; les saltimbanques deviennent les nouveaux motifs de ces toiles : c'est de le début de la période Rose (1904-1907).

 

Très vite, Picasso va se passionner pour les arts premiers qui le conduiront à simplifier et à géométriser les formes. Les Demoiselles d'Avignon oeuvre réalisée en 1907 défie les codes de la peinture traditionnelle et annonce le cubisme.

 

Fort de sa relation avec Braque, les 2 artistes introduisent dès 1912 des objets réels dans leurs tableaux (Nature morte à la chaise cannée) suivis par les célèbres papiers collés et un ensemble d'œuvres qualifiées de "cubistes".

 

On distingue deux périodes : le cubisme analytique (1909-1911) proche de l'abstraction marqué par une déconstruction de l'espace et le cubisme synthétique (1911-1914) où l'artiste recompose un espace savamment déconstruit.

 

Le Boisgeloup, petit hameau gisorsien, a accueilli de 1930 à 1936 l'empereur de l’Art moderne. Il réalise au Boisgeloup de nombreuses sculptures. Son atelier se peuple alors d’animaux fantastiques et de grandes têtes. On retrouve l’influence du Boisgeloup dans les œuvres « Boisgeloup sous la pluie », « Femme nue dans un fauteuil rouge », « Le minotaure et la jeune fille » et « Le meurtre ».